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  C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]

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Petri Laihey

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MessageSujet: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Lun 27 Sep - 19:11

- C'est pas vous qu'on a vu combattre tantôt?
- Hum?
- Oui, tantôt, dans l'arène.
- Ca vous dit pas de me foutre la paix? Tout ce que je veux c'est manger tranquillement et p...
- C'est parce que mon fils, eh bah, il vous a adoré et il voudr...
- Il a pas de langue votre fils?
- Mais j...
- Est-ce que votre fils possède la capacité de s'exprimer, monsieur? C'est assez clair ou il vous faut vous faire un dessin légendé?
- Euh... oui.
- Vous vous foutez de moi là je...
- Non, je veux dire "Oui il sait parler".
- Hum... Il a aussi la faculté de se déplacer sur ses deux jambes, n'est-ce pas?
- ... Effectivement.
- Bah il a qu'à se ramener, alors, vot'e rejeton.


Moi, jaloux du fait qu'un père se préoccupait de son fils? Absolument pas. Je bouillonnais de rage rien qu'à la pensé de mon propre père. Il allait de soi que je n'allais envier personne, surtout pas un gamin dont le père avait sans doute fait toutes les auberges de la ville pour retrouver celui qui avait émerveillé son fils, peu avant dans la journée.
L'homme devant avoir un peu plus de la quarantaine, son fils devait au moins lui avoir la quinzaine. Alors, vu que je m'étais assuré qu'il ne soit ni muet ni invalide, il foutait quoi? Je retournai à mon repas - j'avais FAIM, zut quoi, laissez moi manger en paix! - avant de remarquer que l'homme était resté planté là.
Après un loooooooong soupire, un regard meurtrier lancé à l'homme, une bouchée prise, je pris la parole - la bouche encore à moitié pleine.

- Allech, il chapelle commench vot' fich?
- Kenzo.
- Chtun shacré nom, vous vous chêtez passé le mot pour donner que dech nomfs ridichules ou woi? Il fout quoife dans la vie?


Vu que je continuais de manger en parlant, le "bon monsieur" m'observait d'un drôle d'oeil. Ne pouvait-il pas comprendre que je n'avais quasiment rien mangé de la journée à part une pomme et deux saloperies de biscottes? Ne pouvait-il pas laisser l'homme affamé que j'étais enfin être repu? De plus que le gars que j'avais du affronter dans l'arène n'était pas un tendre petit mouton mais bien un gros chasseur, plus large que haut, ne cessant hurler. Ok, j'avais gagné mais pas sans peine.

- Il voudrait devenir garde. Il a 16 ans et ...
- Il a trouvèch ma fachon de me battre incroyablement fantachtique, c'est chela? Eh bien qu'il travaille bien.
- ... Vous vous appelez comment, déjà?


Venant de me retourner pour reprendre convenablement l'instant privilégié, je le rappelle, de l'homme face à son assiette de brochettes de porc et de riz, je sentis les veines de mon front commencer à sortir.

- Ok, j'abandonne!! Qu'est-ce que vous voulez de moi? Laissez moi manger, quoi! ... S'il vous plaît? Je l'ai pas demandé gentiment c'est ça? Eh bien, s'il vous plait monsieur, j'aimerais manger tranquillement mon repas que j'ai payé grâce à mon argent durement gagné et qui est entrain de refroidir parce que franchement, votre fils, je sais pas qui il est, mais sans le voir il m'énerve, non mais, il pouvait pas se ramener lui-même? On aurait pu causé un peu, en buvant un coup mais vous savez, monsieur, là, j'ai faim. Z'êtes un mec, vous devez comprendre l'appelle de la viande, non?
- Eh bien je voudrais juste savoir comment vous vous appelez...


Là, je sentis mon regard changer du tout au tout. Je respirai un bon coup, prenant le temps d'inspirer et expirer convenablement, afin de me maîtriser un maximum. Je lâchai mes baguettes, me tournant sur mon tabouret pour me retrouver face à l'homme.

- Ca fait dix minutes que vous m'emmerder pour me demander mon nom?
- Euh oui... On l'a pas très bien entendu tout à l'heure alors...
- ... Petri Laihey, je m'appelle Petri Laihey. Et vous savez quoi?
- Euh... Je vais le savoir?
- Eh bah non, raté mon coco. Allez maintenant, je mange!!


Ne prêtant plus attention à rien à part mon assiette, je ne regardai même pas sur le côté pour vérifier si monsieur-au-fils-qui-est-pas-foutu-de-retenir-mon-nom-pourtant-si-simple-et-qui-tenait-à-me-faire-mourir-de-faim s'était barré ou non. Tout ce qui comptait à présent c'était mon estomac. Non, je ne pensais plus. Je mangeais, nom d'un chien!!
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Yoru

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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Mar 28 Sep - 18:30

[Oh punaise sa race de bordel de merde. Fausse manœuvre ; mon deuxième post, je l'ai posté en éditant celui-ci. Donc celui-ci est perdu. Donnez-moi une corde. == J'avais sauvé le début non relu sur Word, j'le mets xD]


Promenons-nous, dans l'arène...


Yoru n'hésita pas à jouer des coudes pour s'approcher de la liste des participants, poussant des grognements agacés pour attirer l'attention. Sans même écouter les gloussements qu'émettaient les quelques femmes qui se glissaient à l'oreille des cachotteries en le regardant avec insistance, il plissa les yeux pour mieux déchiffrer les inscriptions sur le panneau. Cet après-midi allaient concourir des Animaux dans une course. Il parcourut rapidement les noms des participants. Comme tout bon parieur habitué qui se respecte, il en connaissait quatre sur cinq ; le dernier semblait être un nouveau dans le milieu, un certain Ishkyro. Il préférait ne pas prendre de risques avec son précieux argent en négligeant ce détail ; il avait tout intérêt à se mettre en quête d'un éventuel comte ou aristocrate dont les principales occupations sembleraient tourner autour du jeu, pour vérifier qu'il n'y avait aucune corruption, puis s'informer au sujet de ce Tigre débutant.

Il fit volte-face et traversa la foule à contre-courant ; un Elfe émit un grondement furieux quand le Chasseur lui enfonça trois doigts dans la joue tandis qu'un Sorcier le bousculait sans ménagement en guise de vengeance pour lui avoir écrasé le pied. Décidément, l'amabilité de ses camarades le surprendrait toujours.[/list]



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Dernière édition par Yoru le Sam 2 Oct - 12:14, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Mar 28 Sep - 20:37





    Agis avec ton ami comme s'il devait devenir ton ennemi,
    Et avec ton ennemi comme s'il pouvait devenir ton ami



    Je perçus, d'une façon plutôt lointaine le grondement d'une voix que je connaissais plutôt bien.Je m'apprêtai à jeter un coup d'oeil à la personne qui prit la parole quand je vis un pied passer et la quasi totalité de mon assiette se renverser.

    Je vous ai déjà raconté l'histoire du bouc qui voulait être une chèvre? Non, eh bien c'est normal car cette histoire n'a strictement aucun intérêt.
    Pour une raison qui m'échappait totalement, je repensai à Yû, la première fois que je lui avais cuisiné quelque chose. Elle avait regarder le plat d'une façon des plus soupçonneuses, avant de renifler les aliments, de vérifier en-dessous de chacun d'eux et d'avoir même écouter son repas. Bref, pour elle, je semblais être un terrible vagabon - possédant pourtant son propre logement - empoisonnant les jeunes filles pour pouvoir les violer, pendant leur sommeil avant de les torturer avec un plaisir inouï pour ensuite les laisser agoniser dans le fond d'un puit. Eh bien non. Je comptais juste la nourrir. Parce que voyez-vous, très chers, un homme qui a faim, est un homme faible, dont la seule pensée retombe sur son estomac. Enfin, c'était ce que Yû m'avait lâché, pendant que je m'affairai à lui préparer quelque chose de plus ou moins comestible. Parce que, j'ai beau être un très bon adversaire au combat, la cuisine n'a jamais été mon fort.
    Et puis, je peux vous dire que d'avoir faim mais savoir qu'on aura pas droit à quoique ce soit avant un bon bout de temps est considérée presque comme une torture. D'ailleurs, pour moi, ça l'a été. Mais, vu mon passé peu glorieux, il ne m'arrivait pas souvent d'en parler.
    Sauf à Yoru - l'espèce de crétin fini qui venait d'anéantir les espoirs de mon estomac. Je savais toute son histoire, il me l'avait déballée un soir, alors qu'il était totalement saoul. Quant à moi, je lui ai relaté l'un ou l'autre morceau de mon existence. Par contre, je ne lui ai jamais parlé de... vous savez... avec Yû... Enfin, je n'ai vraiment, vraiment pas envie d'en parler.

    - Yoru?

    Me retirant doucement du comptoir sur lequel j'étais resté appuyé, je tournai toujours dans une grâce infinie la tête vers le Chasseur. Mon regard ne traduisait quasiment rien, à part un soupçon d'énervement - se maîtriser, très chers. Je déposai délicatement mes baguettes avant d'adresser la parole au jeune homme

    - Si tu avais faim, Yoru...


    Là, je pris l'assiette par le fond, dans lequel avaient survécu quelques grains de riz et un piètre morceau viande. Pour quoi faire? Eh bien pour l'écraser sur le sourire des plus irritants du gamin très fier de sa connerie, tiens! Je me levai, repris mes sabres avant de déclarer.

    - Eh bien, il fallait manger...
    Je rajoutai doucement Si tu me cherches, je suis dehors.

    Je lâchai le montant demandé pour le repas dont je n'avais tout compte fait pas vraiment profité, en déclarant "Le monsieur devant moi n'a pas eu une très bonne éducation, excusez le pour son mangue de propreté", avant de prendre la porte, le regard froid mais dénué de toute colère. Je connaissais assez Yoru pour savoir que rien ne lui ferait plus plaisir que de voir s'énerver la personne sur qui il avait décidé de se défouler.

    Et maintenant, vous retenez tous votre souffle : est-ce que Petri va manger, bordel de Dieu? Eh bien, dans mon idée, je trouverai bien quelque chose d'autres pour me satisfaire. Cependant... il y avait quelque chose en moi qui espérait que le jeune Chasseur allait me suivre.
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Yoru

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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Mar 28 Sep - 21:35

Dis, dis, tu vas crier ?




Non, Yoru n'était pas doté du don de prémonition. Oui, il connaissait très bien son interlocuteur. Oui, il était censé avoir un sixième sens qui l'avertissait en cas de danger. Sauf que visiblement, son acuité légendaire était en congé, et il ne comprit qu'il allait se prendre une assiette pleine de bouffe en pleine poire trop tard pour réagir. Son premier réflexe fut de décaler la tête à gauche. Sauf que la place à gauche était déjà occupée par le mur, qui n'apprécia pas vraiment son manque de politesse et le laissa se sonner contre lui en ricanant, pour lui apprendre à toquer avant d'entrer.

C'était du moins ce que croyait comprendre de la situation le cerveau embrumé d'un Chasseur dégueulassé par des restes de riz et de viande pleine de jus.

- Le monsieur devant moi n'a pas eu une très bonne éducation, excusez-le pour son manque de propreté.

A ce moment précis, une multitude d'injures passa par l'esprit de Yoru, et il eut l'envie fulgurante de hurler toutes sortes de choses à cette espèce d'abruti horripilant. Mais c'est avec un sourire, certes pétrifié et glacé, mais un sourire tout de même, qu'il se tourna vers le tavernier qui l'observait avec une expression figée entre amusement et crainte. Ce second sentiment était certainement le plus sage, même si le premier était le plus compréhensible.

- Je suis désolé mais c'est vous qui nettoierez, mon brave. Je n'irai pas payer les conneries de cet homme stupide qui pense par son estomac. Les toilettes, je vous prie ?

Trop hilare pour répondre par des sons articulés, l'homme se contenta de montrer du doigt une vague direction en se mordant les joues. Yoru le remercia d'un sourire, puis s'approcha de lui le plus dignement possible que lui permettait son œil gauche fermé par du jus de viande.

- Vous vous appelez comment, mon brave ?

Le sourire du barman s'effaça brutalement, comme s'il venait de comprendre à qui il avait réellement affaire : un de ces Chasseurs dénués de sens de l'humour avec qui il valait mieux ne pas déconner. Alors il baissa les yeux et se remit à essuyer ses verres, se détournant précipitamment. Yoru lui posa une main sur l'épaule avec un rictus ironique, puis il se mit en quête de la salle de toilettes. C'était une pièce équipée de matériel moderne, pour attirer du monde à Echoriath ; des Sorts d'Eau tout nouveaux étaient disposés à côté de chaque évier. Non seulement le Sort d'Eau était ultra-développé et permettait une apparition d'eau illimitée, mais il était également possible de limiter l'intensité et la durée du jet à loisir grâce à un bouton tournant.

Mais, à dire vrai, il n'en avait rien à faire. Après avoir passé trois bonnes secondes à interpréter le fonctionnement de la machine, il finit par s'asperger d'eau sans s'imposer de limites.

Il ressortit des toilettes le visage propre, mais le T-shirt trempé ; il entreprit d'enlever son haut en serrant les dents. Autant se défouler un peu en démonstrations de colère avant de reprendre le "combat" de sang-froid avec Petri.

- Je te croyais pas si intelligent, tu m'impressionnes, ironisa-t-il après avoir rattrapé le Sorcier en courant. T'es fauché à un point que tu tuerais pour trouver de quoi manger ? Un immense sourire. Si tu veux, je t'offre à bouffer, mon grand. Faudrait pas que tu deviennes tout maigre, déjà que t'as du mal à ne pas te faire attaquer toutes les minutes avec ton physique de proie facile.

Oh, il allait l'avoir à l'usure. Il y avait forcément un point de rupture, un moment où Petri ne supporterait plus ses railleries incessantes. Non ?



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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Jeu 30 Sep - 20:45



Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient.

    Un léger rictus se dessina sur mes lèvres. Il allait revenir, j'en étais sur à 100%. Il était rare que je doute des mes intuitions. Etait-ce, oui ou non, mon don, après tout? Bon, j'avoue que parfois, quand une succession d'images floues interrompent vos songes pour se les accorder le temps de vous faire paniquer, c'est assez embarassant. Surtout qu'en général, la personne avec qui vous parliez ne comprend rien à votre comportement soudainement des plus étranges. Alors, vous restez planté là en marmonnant entre vos dents, avant qu'on vous rappelle à l'ordre. Et à ce moment, une grande explication devait avoir lieu pour que votre interlocuteur comprenne chaque élément que vous vous tuez à lui expliquer.

    - Je te croyais pas si intelligent, tu m'impressionnes. T'es fauché à un point que tu tuerais pour trouver de quoi manger ? Si tu veux, je t'offre à bouffer, mon grand. Faudrait pas que tu deviennes tout maigre, déjà que t'as du mal à ne pas te faire attaquer toutes les minutes avec ton physique de proie facile.

    Un petit rire s'échappa de ma gorge. Je ne me retournai même pas pour lui jeter le moindre regard, gardant toujours les yeux rivés sur mon chemin, avec cette allure froide, "mes grands airs", comme disait si bien Susuke. D'un ton des plus naturels et spontané, je répondis au Chasseur

    - Eh bien tu vois, même toi tu t'es laissé avoir. Je lui lançai un petit regard de biais, avant de reprendre en écartant les mains. Le désavantage est un avantage, quand il n'est qu'une illusion.

    Entendant mon estomac réclamé son dût depuis tout à l'heure et, vu la superbe belle offre que le garçon m'avait proposé, j'enchaînai sur ces mots, d'une voix au ton sonnant d'une façon faussement douce

    - Ah oui, aussi, vu que tu t'inquiètes pour ma santé, je ne pourrai donc pas refuser, devant un geste si attentionné et tendre de ta part. Après un court temps de battement, je repris de ma voix habituelle On va bouffer où?

    Cette fois-ci je tournai ma tête vers lui. C'était une question est plus sérieuse, attendant une réponse constituée, m'apprenant que le truc qui était entrain de faire "Garouuuuuh" dans mon ventre allait enfin se calmer, bref que j'allais manger!


[Un peu à l'arrache, pas trop le temps, déso >.>]
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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Sam 2 Oct - 13:02

Je ne connais pas d'autres marques de supériorité que la bonté.


Yoru leva les yeux au ciel, partagé entre amusement et exaspération. Petri et ses grands mots, hein. Il était à peu près certain que le Sorcier tenait un carnet où il consignait toutes les phrases qui lui étaient agréables à l'oreille, pour les apprendre par cœur et les ressortir au moment approprié. L'idée le fit sourire dans le vide, tandis que son interlocuteur se laissait aller dans son idée de supériorité intellectuelle.

- ... On va bouffer où ?

La question qu'il attendait. Après tout, avec Petri, on était toujours pris au mot, du moment que ce qu'on venait de dire l'avantageait. Le Chasseur fut traversé par une idée délicieuse, alléchante et chargée d'une terrible dose de satisfaction, mais il la chassa très vite et se concentra du mieux qu'il le pouvait sur sa réponse. Ne pas y penser maintenant. Pas alors qu'il avait affaire à une personne capable d'entrevoir ses décisions qui influeraient sur un futur proche.

- Mmh... Laisse-moi réfléchir. Ce qu'il fit en fronçant les sourcils. Suis-moi.

Sans attendre de réponse, il se mit en route d'un pas décidé. Oh, il connaissait bien Echoriath, pour avoir participé à un certain nombre de combats dont il était toujours sorti victorieux (l'idée de l'argent vous fait accomplir des miracles) ou pour avoir parié à de nombreuses reprises. Alors les restaurants, il en avait fait le tour... de dehors. Pas question de perdre des pièces d'Or si durement gagnées dans des attrape-touristes. Il se dirigea sans hésitation vers une auberge-restaurant respectable, qui, sans être hors de prix, servait de la bonne nourriture qui remplissait le ventre. L'établissement parfait pour le plan qu'il allait bientôt mettre en place ; idéal pour ne pas attirer les soupçons de Petri, qui, il fallait bien le dire, était un poil paranoïaque. Non ! Ne pas y penser. Pas maintenant.

Yoru poussa la porte d'un coude et pénétra dans l'auberge bondée. Six personnes attendaient devant eux en fronçant les sourcils, se plaignant de la rapidité du personnel auprès de leurs voisins en secouant la tête d'un air outré. L'un répétait sans discontinuer qu'il allait partir dans la minute qui suivait si on ne le faisait pas asseoir. Un mince sourire étira les lèvres du Chasseur. Pas de problème. La plupart des serveurs étaient des femmes. Il s'approcha de la première qui lui passa sous la main, une Elfe qui semblait être la supérieure : elle morigénait à voix basse une serveuse qui, visiblement, ne marchait pas assez rapidement et faisait tout de même tomber des verres.

- Excusez-moi... Excusez-moi...
- Oui ? L'Elfe se tourna avec un sourire crispé, jetant des regards en biais à sa subordonnée qui sautait sur l'occasion et fuyait tant qu'elle le pouvait encore.
- Mon ami et moi aimerions avoir une table.

Elle leva enfin les yeux vers les deux jeunes hommes fort charmants.

- Ah... Mais... Vous voyez bien que ce n'est pas possible, vous n'êtes pas les seuls à attendre, revenez dans un quart d'heure, peut-être que...
- Nous sommes pressés, à vrai dire.

Ses joues s'empourprèrent d'indignation, mais elle semblait tiraillée. Son regard faisait la navette entre les deux malpolis. L'expression mystérieuse du second aux cheveux noirs la troublait quelque peu. Yoru le remarqua aussitôt et sourit.

- S'il-vous-plaît, je vous prie de revenir plus tard, vous me faites perdre mon temps.

Le Chasseur se tourna vers Petri, un rictus impertinent sur le visage.

- Tu veux manger, non ? lui glissa-t-il à l'oreille, en posant sa main sur son épaule. Suffit que tu lui demandes poliment.



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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Dim 3 Oct - 1:39


Tu crois que je vais te laisser faire, tu m'as pas regardé


    Bien. Tout cela commençait à partir dans le sens dans lequel j'attendais depuis bien trop longtemps - c'était autant mon avis que c'était celui de mon estomac - que ça aille! Je ne me fis pas prier quand Yoru, bien ce que fut un ordre de sa part, auquel j'aurais pu m'interposer, me dit de le suivre. Connaissant l'engin, soit il se foutait de moi et allait m'emmener n'importe où, soit il comptait me faire croire qu'il n'allait rien faire soit... Non, en fait, il n'y avait pas de troisième choix. Yoru était sournois, point barre. Jamais, même si c'est en fait - dans le fin fond de mon esprit, je veux dire - quand même un ami, du moins, un prototype, je ne lui aurais fait confiance. Enfin, totalement, dans tout les cas. Parce que voyez vous, ça fait bien longtemps que je me suis rendu compte que la seule personne à laquelle vous pouvez faire véritablement confiance c'est vous même. Et personne d'autres. Enfin, quand j'y pense, j'ai déjà fait totalement confiance à une seule personne. En fait non, plusieurs. Mais pour la personne dont je vous parle, jamais je n'ai douté de lui. D'ailleurs, c'est grâce à lui que je suis là maintenant, parce que sans lui, je serais sans doute resté entre les griffes des mes bourreaux, soit déjà mort, tué par ma propre folie ou simplement méconnaissable, les cicatrices devenues trop nombreuse pour pouvoir dire que c'était l'homme charismatique d'autres fois, trop maigre pour encore se dire que c'était un grand combattant et trop absent pour encore pouvoir croire que c'était bien un humain. Alors, voilà, en fait, je viens de totalement de contredire ma propre théorie. Essayez timidement de faire confiance, peut-être... Je ne sais pas vraiment, avec Susuke - mon grand sauver, donc - c'est quand même différent. Du moins, ça l'était - ça fait un ptit temps qu'il a rendu l'âme, vous savez. Néanmoins, je ne pense que ce soit avec Yoru que j'aurais la conscience tranquille.

    Quelques instants plus tard, nous nous retrouvions dans une auberge bondée. Vraiment le mot était faible, chaque table était pleine à craquer et plusieurs mecs au regard des plus exaspérés ruminaient des idées noires et toutes sortes de plaintes, attendant plus ou moins patiemment qu'enfin une place se libère. Le Chasseur, comme vous vous en doutez tous n'allait pas rester là les bras croisés à attendre comme tout le monde. Il se précipita sur une jolie jeune femme, une Elfe, celle qui semblait être la patronne de l'établissement, vu le sermon qu'elle avait l'air de donner à une autre demoiselle au regard baissé.
    Remarquant pourtant avec une aise incroyable le fait que l'endroit était surpeplé, le jeune homme insista auprès de l'Elfe. Celle-ci, après avoir refait délicatement remarqué à Yoru le fait que non, elle ne pouvait pas faire apparaître des tables en plus, celui-ci, têtu comme il fut, n'abandonna pas de sitôt.

    - S'il-vous-plaît, je vous prie de revenir plus tard, vous me faites perdre mon temps.

    Après cette phrase, mon "compagnon" se retourna vers moi avec un sourire dont le message ne fit pas difficile à décrypter. Il voulait que je passe en mode "Dragueur" parce que la mademoiselle se trouvant devant nous n'était pas indifférente à mon côté mystérieux, du moins c'est ce que je crus comprendre. Je n'avais rien à perdre. Même tout à gagner.

    L'air de rien, je m'avançai, avant de me pencher légèrement, doucement, délicatement, afin d'être un peu plus proche des magnifiques yeux de la jeune femme. Prenant un ton de plus solennels, semi-mystérieux, semi-envoutant, le ton parfait pour charmer une jeune dame déjà à moitié à vous.

    - Je vous prie d'excuser mon jeune ami, il est... un peu précipité, comme vous pouvez l'avoir remarqué. Il fait pas exprès, c'est juste dans ses gênes. Un temps de battement, un regard droit dans les yeux, et le sentiment que le cœur de la demoiselle allait presque traverser sa cage thoracique. Alors, je vous le redemande, même si je sais que c'est difficile pour vous très chère, essayez de comprendre que la route de deux hommes solitaires est semée d'embûches et que, même si je vous vois impuissante face à la situation, pourriez-vous, s'il vous plait mademoiselle, nous trouver juste ne fusse qu'une petite table pour que enfin, nous puissions nous reposer et manger à notre faim, dans votre bel établissement?

    Elle eut un peu de mal à revenir sur Terre, s'étant plongée dans l'infini gris de mes pupilles. Elle voulait sans doute y dénicher quelque chose, mais j'avais rapidement appris à fermer ce qu'on appelle le miroir de l'âme aux autres. J'avais beau peu me soucier du regard des autres, mon passé n'était pas des plus glorieux et je n'avais pas vraiment envie que tout le pays soit au courant de mes diverses péripéties. Même celui pensant tout savoir de moi - Yoru, en l'occurence - ignorait quelques détails à mon sujet...

    - Je... Je... Je vais voir ce que je peux faire, je... Miku, débarrasse moi cette table, là-bas au fond, ces deux hommes viennent de réserver
    - Mais il y a déjà plein d'autres g...
    - Laisse je te dis que ces deux hommes sont prioritaires!


    Une sorte d'impulsion, de furtive assurance, un geste venant sans trop vous prévenir, me fit prendre la main de la femme venant de prendre la parole avant de la remercier infiniment. Ses rouges s'embrasèrent, avant qu'elle ne bredouille quelque chose qui devait ressembler à peu près à ceci "Oh, je ... De rien c'est vrai que vous avez l'air de ne pas toujours avoir facile, je serais désolée que vous soyez encore obligés de devoir attendre, monsieur..." enfin vous voyez le genre, la petite gamine gênée par le beau ténébreux - sans vouloir me vanter.
    Après qu'elle soit partie, hélée par multiples gens et huée par d'autres vu l'annonce que nous étions apparemment des clients prioritaires, je me retournai vesr le Chasseur

    - Alors?

    Cependant, à peine eus-je l'intention de rajouter quelque chose, que j'entendis quelqu'un s'adresser à nous. Un gars devant avoir plus ou moins la quarantaine semblait venir se plaindre de la nouvelle dernièrement annoncée. Un regard mauvais plus tard, l'envie de venir nous emmerder fut passée pour tout les autres gugus de la pièce.
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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Dim 3 Oct - 9:39

[Insomnie ? xD]

La séduction a toujours été une histoire de manipulation.

- ... nous puissions nous reposer et manger à notre faim, dans votre bel établissement ?

Yoru crut qu'il allait mourir de rire. Parce que, c'était un fait, la scène était comique. Enfin, peut-être pas pour les clients qu'on venait de faire dégager de leur table en toute précipitation pour faire place à deux inconnus qui venaient d'utiliser la carte du charme pour manger plus rapidement. Encore moins pour ceux qui attendaient dans l'entrée depuis une demi-heure ou bien plus, à qui les serveurs répétaient à chaque fois qu'ils passaient devant eux qu'ils étaient désolés mais que ce n'était pas de leur faute, que c'était pareil pour tout le monde, qu'il fallait bien qu'ils s'y fassent, qu'ils n'avaient pas d'autre choix que d'attendre s'ils voulaient s'attabler, et qu'il était inutile de leur hurler dessus parce que ça ne changerait rien.

Pour le Chasseur, à qui cette situation profitait largement, il y avait de quoi rire. Entre les faces outrées et furieuses des clients, les expressions un peu désorientées et timidement indignées des serveurs qui préféraient ne pas contredire leur patronne, le teint rouge soutenu de celle-ci qui se frayait un chemin entre les tables sans croiser le regard de personne et surtout l'air impénétrable de Petri que Yoru devinait satisfait, il y avait un contraste tout simplement magique. Mais, comme tout bon chasseur de primes / tueur à gages / parieur qui se respecte, il ne se laissa pas aller à ses émotions et repoussa vaillamment son hilarité, qui aurait très bien pu faire changer d'avis la patronne au dernier moment et le faire sortir. Lui tout seul. Et il savait pertinemment que le Sorcier l'aurait laissé dans sa merde, trop content de pouvoir enfin se remplir l'estomac, avant de le faire revenir pour payer de n'importe quelle manière.

- ... serais désolée que vous soyez encore obligés de devoir attendre, monsieur...

La tirade bredouillée de la servante, qui ignorait tant bien que mal la centaine de paires d'yeux de personnes scandalisées rivées sur elle, finit de l'achever. Il s'enfonça les ongles dans la paume. Ah. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu envie de rire comme ça. A vrai dire, Petri était une des seules personnes qui lui procuraient un tel amusement.

- Alors ?

Totalement désintéressé des huées et des vociférations indignées qui retentirent derrière lui, il s'assit lourdement sur sa chaise avec un immense sourire.

- J'espère pour toi que le service sera rapide, sinon, je considère que c'est un échec de ta part.

Trente secondes plus tard, l'Elfe arrivait en gardant le regard vissé dans le mur en face d'elle pour leur donner les menus, puis elle repartit aussi sec.

- Vas-y, goinfre-toi autant que tu veux, mais t'as le droit qu'à un ou deux plats principaux et de l'eau.

[Pas le temps de développer ><]



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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   Sam 13 Nov - 22:42

    Ce sujet traîne depuis trop longtemps >< Comptes-tu y répondre ? Si je ne reçois pas de réponse d'ici une semaine, je clôture le sujet ; tu pourras me demander par MP si tu souhaites que je le rouvre ! ~



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MessageSujet: Re: C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]   

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C'est pas que je t'aime pas. C'est pire. [Yoru]

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