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 « Et alors j'ai... Eh, tu m'écoutes ? » [PV Azael]

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Yoru

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MessageSujet: « Et alors j'ai... Eh, tu m'écoutes ? » [PV Azael]   Mar 2 Nov - 21:55

Dis, tu m'écoutes, oui ou MERDE ?


Il faisait chaud, trop chaud. Le soleil dardait ses rayons impitoyables sur une Ilya en pleine effervescence ; la foule dans les rues était compacte, transpirante, hurlante, riante. Un spectacle tout simplement effarant, comme si Elfes, Chasseurs et Sorciers avaient été relégués au rang de troupeau d'animaux de ferme sans maître pour être guidé. Porcs et chiens se marchaient dessus pour attraper un morceau de viande factice. Encore heureux que les Enfants de Kerberos se tenaient en retrait, pas assez stupides pour se jeter dans la masse.

Yoru observait la scène du haut de l'établissement qui attirait tant ces imbéciles. Comment se faisaient-ils avoir d'une manière aussi grotesque ? On leur annonçait la sortie d'un nouveau Sort, qui saurait user de la Magie Élémentaire de l'Eau de façon révolutionnaire et puissante, tout ça pour un prix minime, et voilà qu'un ramassis d'abrutis se précipitait sur le magasin le jour J. Ce devait être la quatrième fois qu'on leur faisait le coup du « Hey, on sait utiliser l'eau, maintenant ! Viens tester, tu vas voir, c'est trop cool ! », et il y avait toujours autant de personnes dupes pour se dire « cette fois-ci c'est la bonne » et dépenser tous leurs sous. La rue était trop étroite pour accueillir tant de monde ; il y avait une queue monstrueuse d'idiots qui se disputaient les places, en bloquant le passage par la même occasion. Au risque de passer pour un vieillard acariâtre, le Chasseur se demanda une nouvelle fois « mais où allait le monde ? » Enfin, tous ces hommes étaient drôles à observer, même si le spectacle avait quelque chose d'écœurant.

Il se laissa aller en arrière en soupirant. Assis en tailleur sur le toit - il n'était sûrement pas le seul à avoir emprunté la voie supérieure pour passer et éviter un détour -, il « profitait » d'un poil de temps libre avant d'aller acheter quelques objets pour aller assassiner l'homme que cet abruti d'aristocrate lui avait désigné. Profiter était un bien grand mot ; cette ville lui donnait presque des frissons dans le dos, tant elle lui déplaisait. Trop de mauvais souvenirs, d'autant plus qu'il s'en faisait sans arrêt en revenant dans cette ville de malheur. Mais bon, le travail, c'était le travail, et il n'allait pas reculer à cause d'une histoire passée.

« Bon, je vais pas passer ma vie ici, non plus », songea-t-il en s'étirant avant de se lever. Sa mission ne l'enchantait pas. Manque total d'originalité, aucun amusement à en tirer. Il lui avait suffi de connaître le domicile de l'homme en question, d'enquêter un peu sur ses horaires, de voir de qui il était entouré, et puis le tour était joué. Maintenant, il avait besoin d'une arme pour le tuer à distance. Problème : remarquable manque d'argent. Il s'était fait déplumer au pari, malgré toutes ses précautions. Un gros coup ; il était sûr de lui, n'avait pas pu résister. Et pan, raté. Il avait été stupide, sur le coup. Pile avant une mission ! Quel crétin !

Pour résoudre son problème, il lui suffisait d'aller séduire une ou deux femmes riches, ou d'en retrouver une qu'il connaissait déjà. Il se souvenait d'une comtesse - de quinze ans de plus que lui, mais bon - qui était au bord de la crise de nerfs parce qu'elle ne supportait plus son mari quand il l'avait rencontrée, un mois auparavant. Elle allait bien pouvoir prendre quelques risques et subtiliser de l'argent pour lui. Il fallait absolument qu'il achète un sort de vol pour accomplir sa mission ; il lui permettrait d'augmenter la vitesse du poignard qu'il lancerait de loin, et de lui garantir la victoire.


Cinq minutes plus tard, il était en route et avait esquivé les rues fréquentées. Bon. Le manoir de la comtesse ne devait plus être très loin, maintenant.

« Tiens ? Oh, merde, l'autre con ! » Non, il ne pouvait pas continuer son chemin dans de telles circonstances. Pas alors qu'il venait de croiser cette espèce d'imbécile arrogant qui ne pétait jamais un mot alors qu'il lui parlait. Il l'avait rencontré une semaine auparavant, et il n'était pas près d'oublier l'humiliation qu'il avait subie. Oui, c'était une humiliation, un affront. Pas question de laisser passer une chance de faire ouvrir la bouche de cet enfoiré.

    - Tiens, qui vois-je ? Je m'attendais pas à te voir par ici ! Quelle agréable surprise ! Alors, ça va, depuis le temps ? Toujours aussi bavard, à ce que je vois !




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Azael

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MessageSujet: Re: « Et alors j'ai... Eh, tu m'écoutes ? » [PV Azael]   Mar 2 Nov - 23:11

Ilya, la chaude capitale d'Astilei. La ville des roublards et autres voleurs. La villes des aristocrates et des richissimes marchands, la ville qui regroupait peut être le plus de diversité au niveau des races et des rangs que dans n'importe quelle autre. Et ce grâce au nombre incroyable de personnes ayant mit les voiles vers cette immense agglutination de bâtiments, écoles, marchés, magasins, qu'on nommait "capitale". Si ce n'était pas triste. Trop de monde, beaucoup trop. Azael était le premier à le penser, et ce fut avec joie qu'il voyait l'heure de son départ arriver. En route vers d'autres horizons plus solitaires et plus calme. Toute cette animation lui donnait une nausée qu'il n'était pas près d'oublier, si bien que désormais, il éviterait le plus possible de se rendre à la capitale. Même si c'était l'endroit où il y avait le plus de boulot pour son subtile emploi. Vu qu'il y avait plus de monde à tuer, c'était normal. Pourtant, notre jeune garçon ténébreux partait pour de bon, et ce fut non sans une joie à peine dissimulée. Il avait amassé assez d'argents pendant son bref séjour pour traverser le pays entier, le tout en prenant son temps. Non qu'il en ai l'intention, et il trouvait que subvenir à ses besoin par la chasse était plus honorable que de devoir lécher les pieds des marchands pour pouvoir quelque chose à se mettre sous la dents. Décidément, l'humanité est une espèce brute et n'ayant aucun sens de la subtilité. N'ayant pas spécialement de but précis, il se contentait d'errer ici et là, simplement survivre. La vie n'est elle pas bien monotone ?

Le jeune canidé boucla valise, descendit les marches de l'auberge dans laquelle il avait logé précédemment et prit la poudre d'escampette en évitant tant bien que mal les foules hystériques et meurtrières. D'ailleurs, il était certain que cette foule d'humains agglutinés avaient tuée bien plus de gens qu'Azael lui même. Haussant les sourcils à cette pensée, le jeune garçon aux cheveux de jais hâta le pas vers des ruelles plus mince et déserte. Bon, le seul inconvénient, c'est que dans les ruelles inhabitées, il n'est pas rare de faire de mauvaises rencontres. Et pour le moment, la pire chose qui aurait pu arriver, ce serait qu'il se fasse remarqué. Juste quand il partait de cette foutue ville. Ce serait un comble. Ainsi, il dissuada quelques roublards prétentieux de l'approcher, en leur jetant un regard qui n'avait rien de bon. En ajoutant la couleur écarlate de ses yeux soulignée par la pénombre des maisons, on pouvait avoir une vision assez cauchemardesques du jeune garçon. Les hommes passèrent furtivement leur chemin en lançant des regard alarmés au concerné, qui ne leur prêtait déjà plus attention. Il avait mémoriser la plupart des rues de la capitale, bien qu'elle soit trop grande -même pour quelqu'un d'aussi précautionneux qu'Azael- pour pouvoir tout retenir. Le regard dans le vide, il fut surpris lorsqu'on l'interpella.
    « Tiens, qui vois-je ? Je m'attendais pas à te voir par ici ! Quelle agréable surprise ! Alors, ça va, depuis le temps ? Toujours aussi bavard, à ce que je vois ! »

Le canidé s'arrêta prudemment pour porter attention à son interlocuteur. Prudence est mère de sûreté, disait-on. S'il s'agissait d'un témoin ou de quelqu'un qui avait eut la rare occasion d'observer en pratique le subtile métier d'Azael (ce qui reviens tout à fait au même), il devrait l'éliminer sans plus attendre. Pourtant, à l'air du jeune homme, on devinait sans mal qu'il n'avait pas assister à une scène de ce genre. Quelques secondes passèrent, tendis que le garçon aux yeux de braises creusait son esprit à la recherche d'un quelconque humain qui aurait pu être son interlocuteur. Azael ferma les yeux un moment pour ensuite croiser le regard du type qui le fixait toujours avec un sourire trop lumineux pour être vrai accroché au visage.
    « On se connait ? »

Ah. En regardant de plus près, c'est vrai qu'Azael avait déjà du rencontré quelqu'un comme ça. A ce souvenir, ses yeux se plissèrent imperceptiblement. Une taverne. Alors que le loup récoltait quelques précieuses informations, ce type non identifié l'avait interpelé sans ménagement. Il avait reconnu en lui un chasseur, et il fut aussitôt sur le pas de guerre... Jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que celui-ci empestait l'alcool à plein nez. Et le voilà qui se lançait dans un récit dont Azael n'avait absolument pas envie de connaître les détails. Au final, il avait détourné le dos et demandé au tavernier de lui filer un verre d'eau. Sur ces gestes, il s'en est allé, non désireux de partager sa soirée avec un chasseur ivre. A ces pensées, le jeune garçon jugea plus respectueux de ne pas reconnaitre cet individu qui, avoue on le, ne l'intéressait pas plus que ça. En plus, son sourire forcé donnait une très mauvaise impression au jeune loup, qui avait sentit bien autre chose derrière ces beaux mots que de la surprise...




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MessageSujet: Re: « Et alors j'ai... Eh, tu m'écoutes ? » [PV Azael]   Mer 10 Nov - 18:11

[Ouch, dur dur l'humiliation, t'avais pas menti xDD Bravo !
Waah, désolée du retard ;/////////////////////////;]

    « On se connait ? »

Yoru, énervé ? Oh non, bien sûr que non. Simplement un petit peu agacé, remonté contre cet énergumène qui semblait fournir de sérieux efforts pour se souvenir de lui. Le Chasseur, qui avait jusqu'alors toujours été en position de force, se retrouvait en totale infériorité devant un parfait imbécile qui se pensait d'une intelligence supérieure.

De douloureux souvenirs remontèrent en surface. Leur manque de netteté l'avait tout d'abord irrité plus que nécessaire - encore une cuite qu'il n'aurait pas dû prendre -, puis, peu à peu, il s'était souvenu. La honte avait été le premier sentiment à se manifester, accompagnée d'une forte impression de ridicule dont il n'était pas près de se défaire. Pourquoi, dès qu'il buvait un peu trop, avait-il cette tendance à déballer sa vie ? C'était déjà arrivé avec Petri Laihey, et voilà que le problème se répétait. A la différence que, dans ce cas précis, l'erreur n'avait pas été réciproque, et la personne à qui il avait affaire s'en foutait royalement. Il ne savait pas trop ce qui l'agaçait à ce point-là dans cette situation. Peut-être le fait d'être le seul à se préoccuper autant d'un incident qui avait déjà été oublié, ou d'être ainsi ignoré. Depuis quand désirait-il être le centre de l'attention ? C'était préoccupant.

Enfin. Il en était là, maintenant, et il n'était pas question de laisser ce dérangé le piétiner ainsi. Il avait une réputation à tenir, tout de même ! Enfin, non, pas réellement, personne n'était au courant. C'était simplement une question de fierté et d'honneur.

    « Ok, je vois... grinça-t-il entre ses dents, déjà exaspéré, avant de redresser la tête avec un sourire crispé. Boon ! On va faire comme si on se rencontrait pour la première fois, d'accord ? »


« Ce sera mieux pour tout le monde, de toutes manières », songea-t-il - non sans raison.

Bien. Les présentations étaient faites ; l'enjeu était dorénavant de ne pas perdre son interlocuteur - autrement dit de ne pas le laisser s'en aller en lâchant un soupir désintéressé -, et de le manipuler. Ce n'allait pas - ce ne devait pas - être difficile ; il avait toujours réussi, alors pourquoi pas cette fois-là, même contre ce gars enfermé dans un mutisme dont il était difficile de le déloger ? Il en avait vu des vertes et des pas mûres toute sa vie, ce n'était pas maintenant qu'il allait flancher et abandonner.

Plus facile à dire qu'à faire, toutefois. L'irritation troublait sa concentration.

    « Même si t'es pas d'accord, soyons copains. Enfin. On peut discuter, non ? Faudrait pas que je te laisse comme dernière impression d'être un ivrogne traumatisé de la vie. Même si tu t'en fous, ça va me hanter pour le restant de ma vie si je résous pas ce problème. »


Ah. Enfin un peu de sincérité dans ses paroles. S'il ne réussissait pas à trouver une solution à cette situation, il serait bien capable de devenir fou.



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